Maryline.

Maryline.
Sa plus jeune fille, Théa, l'avait vue tomber en arrière, plusieurs fois de suite. Elle se relevait, mais retombait à chaque fois, raide, les yeux ouverts, n'ayant pas conscience qu'elle était à terre. Théa pleurait, hurlait. Sa mère lui demandait alors pourquoi. Pourquoi tu pleures ? Mais calme-toi allons. Et elle se relevait, à nouveau.

Elle perdait le contrôle de son corps, sa tête claquait contre le sol... Mais elle ne sentait aucune douleur. Elle ignorait qu'elle chutait. Pour elle, tout était normal, à part mes cris et mes pleurs. Elle ne perdait pas totalement conscience. Je ne sais pas, je n'ai jamais compris, elle ne mangeait pas beaucoup à ce temps là et elle avait bu un peu d'alcool. Elle dormait quand le téléphone a sonné, elle s'est levée, a décroché et est tombée pour la première fois. Ma soeur, après que ma mère ait chuté trois fois de suite, l'a conduite dans le canapé, mais elle semblait encore à cheval entre deux mondes. Seulement quelques minutes après, elle a ressenti la douleur au crâne. Elle avait fort mal. Imaginez-vous tomber en arrière, sans aucune retenue, le crâne percutant le sol de plein fouet...
Maintenant j'ai peur des gens à terre. Je panique. Et pourtant, je tombe souvent inconsciente, je m'entends geindre alors que je suis totalement déconnectée, je ne peux rien faire et je gémis sans me contrôler. J'apprécie quand je tombe de l'autre côté, je ne ressens plus aucune douleur, je ne ressens plus rien. Tout est noir et je n'ai aucune envie. Et quand nous sortons de cet état secondaire, c'est la douleur qui nous assomme...
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# Posté le lundi 08 février 2010 14:40

Modifié le lundi 08 février 2010 17:35

Rudy, a message to you...

"Qu'est ce qu'il y a ? Tu es pensive... Tu penses à quoi ?"
Un révolver, dans ma bouche, sur ma tempe. "Pourquoi ?" Je ne sais pas. Je ne réponds pas.
"Pourquoi ?!"

"Tu penses à quoi ? - A un révolver." Je pleure.
Rudy, a message to you...

# Posté le dimanche 31 janvier 2010 16:37

I was born to love you, with every single beat of my heart.

I was born to love you, with every single beat of my heart.
Tu me rappelles l'avenir, les choses dont je rêvais.
On a traversé la ville enneigée en pleine nuit. Tu marchais, à moitié sobre, à mes côtés sans me connaître. Tu ignorais encore mon prénom, tu savais juste que tu allais chez moi pour y dormir. Après avoir fumé cigarette sur cigarette, l'heure était venue. Nuit noire.
Tu m'as embrassée, je t'ai embrassé, je ne me souviens plus, toi non plus. Nuit et brouillard.
Maintenant j'ai ton odeur, sur moi, en moi, dans mon lit, dans mes cheveux. Quand tu pars, j'ai envie de pleurer, et quand tu reviens je donnerais tout pour que tu ne repartes jamais. Tes bretelles, ton crâne rasé, tes mains osseuses, ta voix grave, ton sourire, Toi.
J'y crois, j'en ai bien peur. Seul peut me rendre si niaise un garçon auquel je pense sans cesse. Un garçon qui crée un manque, un vide, une absence. Tu es le garçon qui rend mon appartement sordide, sans toi c'est différent, tout est différent. Mes nuits se sentent seules.

Je suis comblée, complétée, épanouie, alors reste ici...

# Posté le lundi 11 janvier 2010 09:18

Pink Panther

Pink Panther
J'avais oublié toutes ces personnes qui étaient du même lycée que moi, je les voyais tous les jours, au moins une fois sans les connaître. Je les croisais, les apercevais, je constatais leur changement de look, de coiffure, de chaussures... Mais je me fichais de leur prénom, de leur vie, d'eux. Maintenant, quand je les revois ne serait-ce qu'en photo, je ne me sens pas bien, car multiples souvenirs refont surface alors que j'avais tout effacé, alors que je tentais de tout enfoncer en moi. Ces personnes me rappellent ces années que j'ai détestées, que je déteste toujours. Ces gens là faisaient partie de mon quotidien sans même leur avoir parlé une seule fois dans ma vie. Mais ils étaient là, ils étaient les spectateurs, les témoins, comme moi l'étais-je également de leur vie. J'ai pourtant tiré un trait sur toute cette période de ma vie, sur tout ce que j'ai vécu de lamentable. Mais CES personnes sont toujours là, encore vivantes et toujours dans la capacité de me rappeler que j'ai vécu des choses qui ont un nom, des prénoms.
Certains aiment ressasser le passé, ils vivent dedans, ils agissent en fonction de lui, et souffrent toujours de leurs plaies à jamais ouvertes. On n'oublie jamais, mais il faut savoir banaliser le passé, le rendre inoffensif, que les anciens démons ne viennent plus nous hanter. Admettre que tout est terminé.

Je suis soulagée, soulagée de m'être débarrassée d'énormes fardeaux qui me liaient encore à cette période sordide. Maintenant, tout a changé, vraiment tout. Tout ou moi seule... Peu importe. Je vis dans un nouvel univers, avec Lui, elle, eux... De nouveaux noms, de nouveaux prénoms. Mais aussi des personnes qui ont toujours été là, qui n'ont pas changé, mais qui, je ne sais pour quelle raison, ne me rappellent pas le passé. Sûrement parce qu'il n'y a jamais eu de coupure entre elles et moi, sûrement grâce au fait que nous avons refusé de tenter de nous oublier.

Tout est bel et bien terminé.

# Posté le dimanche 27 décembre 2009 18:44

Modifié le dimanche 10 janvier 2010 17:23

Sons of anarchy.

Putain, hier soir j'ai vu Beigbeder !
Sons of anarchy.

# Posté le mercredi 16 décembre 2009 03:30

Modifié le jeudi 17 décembre 2009 11:02