Il était mon ami, il était beau, séduisant, il m'attirait, cependant je ne pouvais en aucun cas m'imaginer être amoureuse de lui, nous étions bien trop amis, en ce qui me concernait... Car de son côté, il était tombé amoureux de moi. Au fil des jours que l'on se côtoyait, il était de plus en plus amoureux et bien évidemment, malgré mon amitié pour lui, je jouais de ses sentiments. Je me rends compte, aujourd'hui, que j'ai fauté, que je fus cruelle avec lui, et que jamais je n'aurais dû jouir de sa position de faiblesse, mais seul mon ego comptait et si j'avais su, j'aurais arrêté voire jamais commencé ce petit jeu...
Un jour où nous étions tous les deux, assis dans l'herbe d'un parc, je l'ai embrassé. Je pensais ressentir un sentiment amoureux pour lui ce jour là. Je ne me suis pas sentie coupable sur le moment, je n'ai regretté que quelques heures après. J'ai alors dû lui avouer que je m'étais emportée, que je m'étais laissée tromper par son charme, et par mon amitié qui, m'avait semblée être de l'amour. Bien évidemment, je lui brisai le c½ur en quelques secondes, ce qui ne rongea pas notre amitié tant nous tenions l'un à l'autre. Alors, nous avons continué à nous voir, lui à m'aimer, et moi à soit disant me faire tromper par mes sentiments. « Soit disant », oui, car je n'ai cessé de l'embrasser de temps en temps, lui prétendant à chaque fois que mes sentiments étaient confus. La première fois, cela était vrai, mais plus après. Mon ego, seulement mon ego.
Puis, nous sommes allés au-delà du simple baiser, du simple flirt. Il se contentait des courts moments dits amoureux que je lui donnais, désirant en retour, au fond de lui, un amour aussi fort et passionné que le sien. Mais à chaque fois que nous devions nous quitter, je lisais la déception et le désarroi dans son regard, car il espérait que je lui offre mon c½ur comme lui me tendait le sien depuis des mois, son c½ur que je prenais pour lui rendre, sans cesse.
Un soir où il me faisait l'amour, et où moi, je me faisais plaisir, je sentis quelque chose de froid sur ma cuisse, puis je sentis cette même froideur très furtivement à l'entrée de mon entrejambe avant de hurler de douleur, mon sang lui gicla au visage, il ne cessait de poignarder mon entrejambe, je pleurais, hurlais, et avant de fermer les yeux à jamais, j'ai pu apercevoir que lui, pleurait aussi.